mardi 6 mai 2008

La puta

Il s'est rué sur moi. Comme un noyé qui se cherche une bouffée d'air frais. Sa bouche qui écrase la mienne, ses mains qui malaxent mes seins, son phallus dur qui cherche désespérément une porte d'entrée.

J'en viens à me demander si à part le sexe, il y aura autre chose entre nous. Je suis sa pute, sa soumise. Je passe mes journées et mes semaines à l'attendre. Il le sait. Il sait trop bien que je suis là à attendre patiemment qu'il me donne un petit rendez vous, afin que de mes talents d'experte, je lui vide les couilles.

Quand il est parti, pour la première fois, j'avais un gout amer dans la bouche. Malgré toute l'amour que j'ai pour lui, je commence à penser que j'ai p-e pas envi d'être une pute à temps plein.

Je vais y réfléchir... d'ici la prochaine fois....

samedi 3 mai 2008

Les limbes

J'ai fini par l'oublier. Et j'ai sombré dans les limbes. Pendant des mois, j'ai vécu sans aimer, sans chérir, sans me perdre d'amour et de volutes.

Jusqu'à ce qu'il arrive. LUI. Enfin, mon coeur se consumme à nouveau. Jle vois dans ma soupe, dans mon oreiller, dans mon corps quand il me baise, jle vois partout.

Et encore une fois, j'aime mal. Je me donne, m'abandonne, ne vis que pour lui, pour qu'il m'aime un peu. Mais bien sur, ca ne viens pas. Jle sens. Il me souris, me caresse, me fait rire. Des fois j'y crois, jme fais des accroires. Jme dis qu'avec le temps il va virer dingue de moi, qu'il ne trouvera jamais mieux ailleurs et que je suis ce qui peut arriver de mieux dans sa vie.

Évidemment c'est pas comme ca que ca se passe. Y veut du temps pour lui, pour sa job, pour ses amis, pour sa famille. Pis moi j'attends. J'attends qu'il réalise qu'il est aussi dingue de moi, que moi de lui. J'attends qu'il m'invite à habiter avec lui, à dormir dans le même lit tous les soirs, qu'il me fasse un bébé par ans jusqu'à ce que mon corps crie pitié, que la maison soit pleine de rires et de bonheur.

À quoi je m'accroche? Jsé pas. Je m'accroche à l'espoir qui m'aime un peu. Beaucoup. à la folie.

Pas du tout....

lundi 27 août 2007

Reste...

Les semaines passent, je suis encore incognito. Tu me manques toujours plus chaque jours.

Je voudrais t'oublier dans d'autres bras. Me plonger dans des occupations si prenantes que tu tomberais dans l'oublie, sans retour. Mais c'est plus fort que tout. Tu refais surface, tu t'insinue dans mes trippes. Pourtant tu ne le sais même pas. C'est une partie de toi qui s'est détachée de ton corps, pour venir me hanter. De jour comme de nuit. Tu es mon plus beau souvenir et mon pire cauchemard.

Je te veux, te désire, t'aspire, te réclame. Rarement dans ma vie je n'ai voulu plus sincèrement que ce soit réciproque. Je me sens vivante, et je me meurs. Il suffit de pas grand chose: un seul de tes regards réussi à m'enflammer totalement.

Ne laisse pas la braise s'éteindre, même si j'essaie de me convaincre que l'inverse serait le mieux.

Reviens... et reste....

samedi 11 août 2007

Trop con

On se voit une fois de temps en temps. On fait l'amour, on ne baise pas.

Hier soir, après un moment de pure bonheur, j'allais lui dire qu'il me donnait des papillons au ventre, mais il me devanca en déclarant (et je le cite):

"C'est vraiment cool avec toi, t'es pas une fille compliquée. T'es pas dépendante affective et tu t'attaches pas".

Va chier man!

lundi 6 août 2007

Cachez cette moustache....

Pitié, je fournirai tout mon quartier en rasoirs Bics pour ces dames qui n'ont pas encore compris que ce n'est pas un duvet discret au dessus de la lèvre supérieure, mais une MOUSTACHE! Même pour celles qui décolorent ces petits poils, eurk! Honte à la race féminine si vous ne prenez pas soin de faire épiler soigneusement ce résidu disgracieux. Les moyens sont nombreux: rasoir, cire, laser, électrolyse, pince à sourcils... Vous vous inquiétez de la douleur? Pitié, un peu de douleur n'est rien à comparer au dégout que provoque une telle vision poilue.

Ark!

mercredi 1 août 2007

Les Belles gens

Ôooo sublime beauté, tu m'écoeures. Avec tes sourires, et tes jambes de Barbie, ils se mettent à genoux devant ton passage.

Ma grande amie, ma muse, ma douce; je te déteste d'être aussi belle, aussi mince. Ton quotien intellectuel de moineau passe inapercu tellement les gens son envahis de ta beauté. Ton nez aquilin, ta peau merveilleusement douce, et tes jambes aussi longues et musclées... Tu as sacrifié ton intelligence au profit de ton corps, tu as investi tout ton argent en petits pots de crème et en scintillants pour ton visage.

Moi, grande, grosse et laide. Pour qui le charme se fait à coup de sourires, et de phrases savamment composées. Moi le clown de foire, pour qu'un peu d'attention se porte sur moi, je dois faire des accrobaties, et être patiente de voir si je ramasserai les restants.

Je déteste être la toutoune de service. Ce soir, je me déteste, parce que j'aurais voulu, moi aussi, être belle.

Me consollerai-je donc de mon gros QI?

jeudi 26 juillet 2007

Jeannette Écoute

Micha demande à la sexologue du "Allo-Police" comment faire pour pas avoir le coeur qui lève quand elle essaye d'avaler son chum. Micha, la ptite sainte-nitouche du journal t'as pas donné de bons conseils hein? Laisse moi y mettre mon grain de sel avec 2 techniques.

1 - (la technique pour débutants (es)) : quand ton chum est sur le bord de venir, mets sa queue dans le fond de ta bouche et avale chaque jets à mesure. Si tu laisse ta bouche se remplir tu risque de pas trop tripper sur le gout ou sur la texture (surtout les mottons). En avalant à mesure, tu t'évite d'y gouter, et ton ptit chum va être biiiiin content.

2- (la technique pour salopes (ma préférée)): quand ton ti monsieur est sur le bord de pu se pouvoir, tu te couches sur le dos, tu ouvres bien grand la bouche et là y comprends le message qui peut venir dans ta bouche. Si il vise pas trop mal (parce que le sperme dans l'oeil ca fait mal en ta?/*!%), laisse le sperme descendre sur ta langue jusqu'à ta gorge. Attends qu'il aie fini de gicler pour avaler, mais tu verras avec le temps, tu fini par avaler plusieurs fois même la bouche ouverte. Fais attention pour ne pas t'étouffer, cette technique demande un peu de pratique. En plus d'être une technique spectaculaire, il risque d'en redemander!

Voilà Micha, si tu as d'autres questions, n'hésite pas à faire appel à Jeannette! Et dis toi qu'une cuillière à soupe de sperme contiens moins de 25 calories alors tu peux te le permettre! *wink wink*

mardi 24 juillet 2007

Le commencement

Comment se révolter d'avoir une maman-kewl? Bitch, pétasse à souhait. Inversement des rôles, je suis une jeune débutante à ses cotés. Pourtant c'est son fiel qui coule dans mes veines. Elle est la moitié de moi, et même à vouloir le nier, je suis elle.

Maman-kewl, jeune poulette, séduisait déjà tous les étalons sur son passage dès son jeune âge. À son époque, on ne baisait pas avant le mariage. Tut tut! Vagabonde, anarchique, ludique, elle s'était déjà envoyé plus de mecs avant son mariage que j'ai pu en avoir de toute ma putain d'existence. Prôner indubitablement la fidélité en paroles mais pas en actes. Le crime est si tentant!

Fraichement flushée par mon paternel, il ne lui suffit que de quelques semaines pour devenir la pétasse en chef de son univers. Avec ses yeux de biche, son charme fou, son sourire ravageur; les victimes se rendirent à la morgue. Une tueuse en série. On ne compte plus les demandes en mariage, les hommes qui se sont ruinés pour son plaisir, les accablés de douleur devant un rejet du revers de la main.

Ma maternelle est la Reine Mère des Succubes. Et je suis sa pauvre fille, car son fiel coule dans mes veines. Condamnée à briser le coeur des hommes, les charmer, les séduire, et les faire mourrir à petit feu.

Qu'on m'apporte l'antidode à se poison. Je suis emprisonnée de ce sortilège. L'homme pur n'est pas encore passé sur mon chemin...

dimanche 22 juillet 2007

Le Pantin (ou putain c'est selon)

Petit homme trop négociable, amateur, singulier. Je déteste les simples d'esprit, les non-éduqués, les "bas-de-quotient". Les fifs qui se qualifient d'hétéro, les pseudo "métrosexuels" de bas étage avec de la lotion after-shave cheap. Si vous dites "Chatte-Aux-Gays" au lieu de dire "ChÂteaugay" (sans toutefois le dire en habitants, mais dit proprement), vous êtes déjà hors de mon répertoire. Pitié, cessez de me rabattre les oreilles avec vos perversions bas-de-gamme, j'en ai soupé de vos "suce-moi" indignes de ma bouche.

Apportez moi de la matière (grise de préférence), de la consistance, du QI à la tonne! Donnez moi de l'émotion, stimulez mon intellect, ne me prenez pas pour une de ces filles qui se jetteront à votre cou en vous disant "Baise-moi" au lieu de "Aime-moi". Étonnez moi, soyez forts et dévoués. Donnez-vous, sans remords, soyez fiers.

Hommes attaqués du Démon-du-Midi, qui tentent de me séduire pour se prouver que votre queue vaut encore quelque chose, ne vous frottez pas à moi. Vous avez beaucoup à perdre si vous tenez vraiment à jouer ce jeu avec moi. Ceci vaut à tout homme engagé. Qui s'y frotte, ne sait pas ou il va fourrer sa queue! Demandez moi plutot de vous fournir un numéro de téléphone d'une escorte bon marché. Je coute trop cher pour vous ;)

Suis-je trop idéaliste ou trop sélective pour me matcher? Mais pitié, les hommes, parfois vous êtes ridicules!

mercredi 18 juillet 2007

Princesse du temps

On est au milieu de la nuit. La populace dort. Il ne reste dans les rues de Montréal, que la rapace de cette espèce. Les danseuses qui ont plus ou moins de classe, les morveux qui préfèrent voler au lieu d'étudier, les escortes qui se promènent pour aller soulager les mal-pris, les squeegee qui essaient de quêter assez de fric pour se payer un fix avant de roupiller un peu. Et moi.

Ni reine de nuit, ni reine de jour, plutot Princesse du temps. Facile d'utiliser ce temps nocturne à mauvais essient, alors que cette noirceur nous enveloppe et nous protège. Mais c'est là, cher lecteur, qu'il faut être plus brillant que la rapace.

Je ne crains pas les miroirs, je ne crains pas la lumière. La nuit est ma véritable maison. Parce que je veille sur le sommeil des justes. Même si j'aurais envi de m'amuser un peu. Mais je vais attendre, la chair rose et douce d'un homme juste est beaucoup plus appétissante que celle des morveux de la rue. Je suis une prédatrice féroce. Je cherche le coeur pur d'un homme.

La malédiction m'affuble. Je suis condamnée à vivre entre le jour et la nuit, entre 2 mondes aussi obscurs, mais un rempli de lumière (le traitre). D'ici à ce que je remplisse ma quête, cher lecteur, je veille sur votre sommeil et sur vos rêves.

mardi 17 juillet 2007

Les vidanges du Diable

En plein milieu de la nuit, IL viens me rejoindre. Son souffle dans mon cou, sa voix qui murmure dans mon oreille. Je ne l'ai jamais vu, mais je sais qui il est. Il a plusieurs visages, il a plusieurs corps. IL est l'homme qui hante mes pensées depuis trop longtemps. En plus qu'une petite lumière rouge s'allume dans ma tête chaque fois que je pense à lui. "Ne lui touche pas" me dit une petite raison. Mais la curiosité est plus forte que tout.... Et si c'est lui qui venait me rejoindre, serait-ce moins pire?

Ses mains qui caressent doucement mes cheveux. Je dors toujours, me demandant si je rêve, ou bien si il est réellement là. La tête sur l'oreillée, un sourire sur mes lèvres, j'essaie de lui dire que je l'ai attendu et espéré, mais aucun son ne sort de ma bouche. Me laisse emporter dans ma rêverie.
Et soudain, d'une férocité qui dépasse l'entendement, mes cheveux qu'il caressait avec tant de douceur, sont tirés presque arrachés de leur point d'attache. Je suis tirée par l'arrière, obligée de me redresser sur mes genoux. La douleur est vive, intense, alors que je sens ses jambes écarter mes cuisses, et son pieux y fréer un chemin. J'essaye de me détendre sachant très bien ce qui m'attends et essaie de rendre l'opération la moins douloureuse possible.

Il est là, il me prends. De force, je le sens qui me possède. Je manque d'air, j'adore ca et voudrais lui crier NONNN! Je veux qu'il continue, et j'espère qu'il arrête. Chacun de ses coups de reins est une bénédiction et un supplice. Et dans un long cris, il se répend. Je le sens me remplir, alors que d'une main il tire toujours mes cheveux, et de l'autre me retiens à son corps en me prenant férocement un sein.

Et puis le vide. Je retombe sur l'oreillée, haletante. J'ai envi de crier, le repousser, lui cracher dessus. Mais il est parti, plus là, disparu. Sanglottante, je me rendors, d'un sommeil troublé et plein de mauvais rêves.

À mon réveil, le doute s'installe. Mais c'est impossible... jusqu'à ce que je touche mon entrecuisse poisseuse de sperme.... Reviens! REVIENS!

lundi 16 juillet 2007

Mes Yeux

Dans mes yeux, cher lecteur, il y a un rayon X. Je vous regarde, vous fixe, vous observe. Mon endroit de prédilection: le métro.

Je m'installe debout, au milieu du wagon, et mes yeux voient. Ils voient les pauvres en costard pour se donner un air de faux-riches. Je vois les âmes sombres, les pervers, les âmes troublées. Deux amants s'aiment et sont seuls au monde sur un banc infecté de microbes. Une dame le regard dans le vide rêve en silence. Et je le cherche... si au moins je savais qui je cherche.

Mon regard se plante dans tous les yeux. Je scrute. Attends un retour de regard. Et l'intensité. Un échange, une communication, l'échange de pupilles. Un regard soutenu, effronté. Impossible de nier que parfois, je suis prise à mon propre piège. Une paire de yeux, qui cerne mon jeu, me garde prisonnière de cette oeillade.

Et je sors du métro, la tête pleine d'images, et de regards...

dimanche 15 juillet 2007

Il est là, à quelques mètres de moi. Le mur ne suffit pas à cacher les gouinements de son lit. Pourtant il est seul. Son mouvement est tellement saccadé et frénétique que ca ne peut être autre chose. L'homme se masturbe. Son désir charnel ne s'est point concrétisé ce soir. Le mien non plus d'ailleurs.

Je me garde l'espoir de trouver le grand frisson, avant que la faucheuse ne coupe en 2. Je voudrais être encore vierge, et m'offrir à l'HOMME. Trouver le sentiment véritable, la vraie raison. LE trouver, lui donner ma vie, lui donner un enfant; la moitié de moi et de lui. Drapée de blanc, le regard naif, le sourire pur, l'hymen encore tendu. Attendre le filet de sang pour me rendre femme, être conquise par l'unique, le sauveur, l'homme sans failles.

Je suis une pute. Une dévergondée, une salope. J'ai couché, découché, salie des draps... J'me suis laissée prendre, enculer. J'ai sucé, avalé, vu d'un oeil vulgaire le sperme atterrir sur mon visage d'ange. Trop souvent j'ai défié la mort, j'ai défié la vie. Mon ventre a recu le meilleur et le pire de l'humain. Le sperme des damnés, et l'espoir d'une fécondation voulue (qui n'est pas venue il va sans dire).

Et maintenant, j'attends. Le spasme a envahi l'homme derrière le mur. Il ne reste que le bruit du climatiseur. Mes cuisses sont molles, et trempées de mon propre désir. Il me tarde donc, alors, d'aller rejoindre mon antre, ainsi pourra-t-il entendre de l'autre coté du mur le glissement de mes doigts sur mon propre plaisir....

First Shot

Premières lignes de ce blog, premiers mots d'abandon. Je suis seule dans mon univers, dans ma bulle, dans mon délire. Et si j'avouais mon nom, s'inclinerait-on devant ma grandeur d'âme? Laissez moi en doutez, mais permettez moi d'en rêver.

Je suis la Déesse de mon univers. La reine de mon royaume. Peut-être, cher lecteur, ne suis-je qu'une fourmie qu'on piétinera et qui n'aura point de sépulture. Aucun nom gravé sur la pierre froide, aucune identitée sur une croix blanche.

L'abandon que je me permets ici, cet espace underground, n'appartiens qu'à moi. Mes mots, mes pensées, mes tribulations. Vous ne retrouverez pas mes textes comme ceux de Judas, 2000 ans d'ici. Mais à l'heure actuelle, je suis plus que réelle.

Je reviendrai, comptez sur moi. D'ici là je veille sur vous, chers lecteurs....